CFTC MICHELIN

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mardi 6 novembre 2018

Michelin annonce son intention de fermer le site de Dundee au Royaume-Uni en 2020

Le site Michelin de Dundee, ouvert en 1971, produisant exclusivement des pneumatiques à la marque Michelin en dimension 16 pouces et moins pour les véhicules de tourisme, est confronté ces dernières années à de graves difficultés dues :

  • à une transformation en profondeur du parc de véhicules de tourisme se traduisant par un recul structurel de la demande en pneumatiques premium en 16 pouces et moins ;
  • à une évolution accélérée de l'offre de pneumatiques 16 pouces et moins vers des produits d'entrée de gamme produits à bas coûts en Asie.

Malgré les efforts continus du Groupe et l'engagement du personnel de l'usine pour rendre le site économiquement viable à travers la mise en oeuvre de plusieurs plans d'action - 70 millions d'euros ont ainsi été investis ces dernières années pour le moderniser - l'accélération de la transformation du marché rend l'outil industriel inadapté et sa conversion n'est pas financièrement tenable.

Dans ce contexte, le groupe Michelin a dû se résoudre à annoncer son intention de fermer d'ici mi-2020 l'usine de Dundee. Désormais, sa priorité est d'apporter aux 845 salariés de l'usine le soutien le plus efficace possible pour leur permettre de faire face aux conséquences de cette décision difficile.

Conformément à ses principes, le Groupe prévoit les moyens appropriés pour mettre en oeuvre un programme d'accompagnement personnalisé pour chaque salarié de l'usine. Outre le versement d'indemnités de licenciement majorées et la mise en oeuvre de mesures spécifiques pour les salariés en fin de carrière, Michelin proposera un dispositif complet pour permettre aux salariés concernés d'accéder dans les meilleurs délais à un nouveau projet professionnel. Il comportera notamment un accompagnement intensif à la recherche d'un nouvel emploi, des mesures d'aide à la mobilité géographique, ainsi que des programmes de formation sur mesure incluant des parcours de reconversion professionnelle.

Michelin Développement, l'entité du Groupe dédiée au développement économique local dans les territoires où Michelin est implanté, sera également mobilisé avec tous les acteurs du territoire pour contribuer à créer 845 nouveaux emplois.


Conformément à la législation en vigueur au Royaume-Uni, Michelin va entamer dans un délai de deux semaines un processus de consultation des salariés et des organisations syndicales sur le projet de fermeture et sur les mesures d'accompagnement social.



Michelin poursuit au Royaume-Uni ses activités de rechapage de pneus Poids Lourd, de vente et de distribution de l'ensemble de ses produits et services. Le Groupe s'y développe également autour des activités de haute technologie et les activités digitales, comme l'illustrent les récentes acquisitions faites par le groupe, notamment Blackcircles.com et Fenner.


Pour financer cette opération, le groupe Michelin enregistrera une provision d'environ 155 millions d'euros en charges non récurrentes dans ses comptes consolidés au 31 décembre 2018.

mercredi 31 octobre 2018

Michelin joue la prudence pour la fin de l'année

Les ventes du géant des pneumatiques devraient sérieusement ralentir au quatrième trimestre. En Bourse, l'action Michelin a plongé le 19 octobre dernier. 

 

 C’est une avalanche d’avertissements de résultats qui s’abat sur le secteur automobile depuis quelques semaines, qu’il s’agisse des constructeurs ou des équipementiers.

 

Après Continental cet été, BMW et Daimler plus récemment, c’est au tour de Michelin de mettre en garde sur la vigueur de sa croissance pour la fin de l’année.

En dépit d’un troisième trimestre de bonne tenue, marqué par une hausse de 5% du chiffre d’affaires, à 5,6 milliards d’euros, notamment grâce à une bonne trajectoire des volumes (+2,9%), le fabricant de pneumatiques se montre prudent pour la fin de l’exercice.

Coup de frein en Chine et en Europe

Il ne table plus que sur une croissance légèrement positive sur l’ensemble de l’année, ce qui induit un sérieux coup de frein en fin d’exercice en termes de volumes en Europe et en Chine.
Cette mise en garde a été sanctionnée en Bourse avec un cours en baisse de 11% sur une semaine, ce qui porte son recul à 26% depuis le début de l’année. Le jugement du marché est sévère alors que le groupe entend rassurer sur son profil de rentabilité.

Les dirigeants refusent de sacrifier les marges aux volumes. Michelin, qui table sur un flux de trésorerie disponible de 1,1 milliard d’euros en 2018, devrait conserver un profil de croissance des résultats parmi les plus attrayants du secteur.

Toutefois, par prudence, nous ajustons notre objectif de 110 euros à 101 euros sur l’action, qui s’échange 8 fois le résultat net escompté en 2019. Le secteur n’en est sans doute pas qu’au début de sa phase de ralentissement.

 

source: lerevenu.com

lundi 1 octobre 2018

Des problèmes au travail ? Ne restez pas seul !

  Rencontrer les bons interlocuteurs !!!

Le tout est d’identifier ensuite les personnes ressources, celles qui vont vous accompagner. Si votre entreprise est pourvue de représentants du personnel, il vous suffit d’aller à leur rencontre. Pourquoi eux ? Parce que, premièrement, ils connaissent vos droits. Des droits fixés par la convention collective de votre secteur d’activité, par la loi.

 Ils sont les plus à même de vous éclairer sur ces points. Et, au-delà, parce qu’aujourd’hui, en cas de conflit, de souffrance au travail, il est devenu nécessaire de maîtriser les recours à la fois juridiques, administratifs et médicaux.
 Les représentants du personnel détiennent ces informations. Ils vous indiqueront la démarche à suivre, pour que vous ne vous perdiez pas dans les méandres des procédures, et ils agiront en parallèle, de concert avec vous. 




Par exemple, ils possèdent un « droit d’alerte » sur les situations de travail présentant un danger, physique ou moral, comme sur toute mesure discriminatoire. Ils connaissent le droit du travail ; ils savent, par exemple, comment et quand déclarer un accident du travail. 

Ils connaissent les termes des accords d’entreprise qu’ils ont peut-être négociés en qualité de délégué syndical. Savez-vous que ce sont les CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), avec l’appui des syndicats, qui ont contribué à faire progresser vos droits en obtenant, depuis 2002, une large jurisprudence sur les conflits au travail ? 

Parmi les représentants du personnel, 

Privilégiez la CFTC. La raison en est toute simple : c’est la seule organisation syndicale qui a fait le choix de la personne avant tout. Pas de prérequis idéologique, donc, mais une écoute et une adaptation à votre situation particulière ; pas d’opposition systématique, criarde et stérile, mais la recherche d’un dialogue, à défaut, d’une résolution du problème dans le respect de la dignité de chacun.

jeudi 20 septembre 2018

Michelin envisage d'autres accords de compétitivité ...

La direction de Michelin, convaincue par la démarche des accords de compétitivité, entend poursuivre leur signature dans ses différents sites. En tirant les enseignements des trois accords déjà signés, et en jonglant avec les impératifs de production. 

 

"La compétitivité industrielle sera discutée dans tous les sites français, affirme le DRH France de Michelin, Jean-Paul Chiocchetti. En tenant compte du meilleur timing pour chacun d’eux." En France, Michelin a signé ces dernières années trois accords de compétitivité avec ses organisations syndicales, à Roanne (Loire) en mai 2015, à La Roche-sur-Yon (Vendée) et à Vannes (Morbihan) en 2016.
Baptisés "Pactes d’avenir", ils mettent en place la meilleure organisation du travail possible pour répondre aux attentes du marché. Les salariés font des efforts, notamment sur l’organisation du travail, en échange la direction s’engage sur des investissements, donc a priori sur l’avenir du site et de ses emplois. Une révolution chez Michelin, où le dialogue social a longtemps été difficile.

 Michelin envisage d'autres accords de compétitivité

 A Roanne, l’accord a quasiment sauvé l’usine d’une disparition programmée, et sa reconversion vers le pneu haut de gamme est en passe de réussir. A Vannes, la mise en œuvre de l’accord se passe également très bien. En revanche, à La Roche-sur-Yon, qui produit des pneus poids lourds, des difficultés sont apparues. L’accord a dû être révisé et ses ambitions revues à la baisse. D’une part le marché européen du pneu poids lourds a souffert et les volumes envisagés n’ont pas été atteints ; d’autre part, les recrutements ont été difficiles, dans cette zone de quasi plein emploi. Et la formation des nombreux nouveaux arrivants a ralenti la production. Du coup, les investissements promis n’ont pas tous été réalisés, les embauches ont été gelées et le travail du week-end nouvellement mis en place, annulé.



Des objectifs revus A La Roche-sur-Yon
"La direction reproche au site de ne pas être aux attendus de la rentabilité, mais c’est compliqué d’être rentable avec deux fois moins de volume… ", souligne Jean-Christophe Laourde, délégué syndical central de la CFE-CGC. Le syndicaliste estime que la direction a voulu aller trop vite : "la barre était trop haute pour le site et les attentes trop rapides". Côté direction, on estime que la pause commence à porter ses fruits : "les indicateurs repassent dans le vert, on a stabilisé les indices qualité, les indicateurs d’absentéisme sont bons pour la première fois depuis deux ans et demi", note Jean-Paul Chiocchetti. Qui souligne que "le corps social a répondu présent, les salariés ont fait des efforts qui paient".
Il envisage de négocier des Pactes d’avenir dans d’autres sites, pas forcément dans ceux en difficulté. Celui de La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes (Aube), produit des pneus agricoles et mériterait un Pacte d’avenir. "Mais ces négociations prennent du temps, alors que le site doit faire face à une urgence : trouver une organisation du travail qui lui permette de répondre à une augmentation substantielle des volumes et aux amplitudes du marché", note Jean-Paul Chiocchetti. Partenaires sociaux et direction vont donc commencer par négocier un accord sur l’organisation du travail, qui posera les fondements d’une future négociation plus large. Jean-Christophe Laourde estime lui aussi que Troyes pourrait être le prochain site à négocier un Pacte d’avenir. "Les mutations du marché agricole peuvent l’amener à modifier ses activités", analyse le syndicaliste.
De même, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), le site fonctionne à plein, la négociation d’un Pacte d’avenir le ralentirait, estime le DRH. Il songe aussi au site d’Avallon (Yonne), celui de la filiale de rechapage Pneu Laurent, qui a besoin d’être plus compétitif. "Mais ce n’est pas urgent", indique-t-il.

Aller plus loin

En quelques années, Michelin a spécialisé ses sites, ce qui rend les négociations plus fluides. "Les gens sont à même de comprendre les besoins spécifiques des clients, et les directions de proposer des réponses qui tiennent compte des habitudes locales", souligne le DRH. A La Roche-sur-Yon, le travail du week-end s’était heurté à la tradition des salariés, très forte, de participer au spectacle du Puy-du-Fou...
Direction et syndicats ont appris à travailler ensemble. Le DRH souhaite appliquer la démarche de dialogue social des Pactes d’avenir à la marche courante de l’entreprise. Il a par exemple été décidé d’aller plus loin sur le partage de la stratégie et des résultats du groupe avec les partenaires sociaux. "Tout mettre sur la table, c’est puissant, note le DRH. On ne peut pas réussir à mener des changements aussi profonds, avec de bons résultats, si on n’emmène pas avec nous le corps social. Il doit comprendre que ces transformations ne visent pas à enrichir les actionnaires, mais à assurer la pérennité de l’entreprise."

Les prochaines négociations d’accords de compétitivité devront s’adapter à une importante nouveauté: depuis le 1er mai 2018, tous les accords d’entreprise doivent être majoritaires, recueillir la signature de syndicats ayant obtenu la majorité des voix aux élections professionnelles. "On rentre dans la négociation avec un autre état d’esprit… ", commente le DRH France de Michelin. Si le challenge de la direction est de trouver un accord avec des syndicats aux attentes différentes, ces derniers se retrouvent face à la responsabilité de faire capoter un accord. Jusqu’ici, quand une organisation refusait de valider un accord, elle ne faisait pas pour autant jouer son droit d’opposition. Quelle sera son attitude à l’avenir?


source :usine nouvelle

jeudi 13 septembre 2018

Michelin confirme ses objectifs malgré le ralentissement en Chine


Michelin affiche la plus forte hausse du Cac 40 en début de séance. Le fabricant de pneumatiques confirme ses objectifs annuels après avoir passé en revue plusieurs éléments de conjoncture, comme les marchés, les parités de change et les prix des matières premières.



Michelin a réitéré jeudi ses objectifs annuels malgré un ralentissement de certains marchés en Chine, le groupe confirmant en outre l'impact attendu des matières premières et des devises sur ses performances.

 une voiture vue de face
Le spécialiste des pneumatiques, après une "revue des principaux éléments exogènes", précise dans un communiqué que le marché "tourisme camionnette remplacement mondial" bénéficie d'une croissance des marchés européens compensant "un ralentissement du marché chinois".
Dans le même temps, le marché "tourisme camionnette première monte" se contracte, avec notamment une "moindre croissance" en Chine, tandis que le marché poids lourd reste tiré par la forte demande de fret (en Europe et aux Amériques) et que les marchés de spécialités "poursuivent leur croissance dynamique".

L'impact attendu de l'évolution du cours des matières premières sur le résultat opérationnel de Michelin du second semestre "reste neutre", le renchérissement du prix du Brent étant compensé par des prix du caoutchouc naturel "plus favorables".
La vigueur du dollar par rapport à l'euro compense en outre les impacts négatifs des dépréciations des "devises émergentes", en particulier du peso argentin et de la livre turque, dans des pays où le groupe a passé des "hausses de prix significatives".

L'impact attendu de l'évolution des parités avec les cours moyens d'août reste globalement inchangé par rapport à celui indiqué par le groupe en juillet, soit -60 millions d'euros pour le second semestre.
Globalement, le groupe clermontois vise toujours pour 2018 une croissance de volumes en ligne avec les marchés, une hausse de son résultat opérationnel sur activités courantes, hors effets de change, et une génération de cash flow libre structurel supérieur à 1.100 millions d'euros.

jeudi 23 août 2018

Une étude révèle qu’un mauvais patron peut rendre ses employés malades ...

Une étude révèle qu’un mauvais patron peut rendre ses employés malades

Pour 75 % des employés aux USA, les chefs sont la raison principale du stress au travail.
Un article publié sur Linkedin par la revue Quartz révèle qu’un mauvais patron peut être aussi nocif pour les ouvriers que le tabagisme passif. L’article stipule également que plus vous gardez un emploi dans lequel vous travaillez pour une personne qui vous stresse, plus importants sont les dégâts sur votre santé physique et mentale.
Selon le magasine Quartz, les données de l’Association Américaine de Psychologie montre que 75 % des ouvriers aux Etats-Unis croient que leurs patrons sont la cause principal du stress au travail. Cependant, 59 % d’entre eux ne souhaitent pas quitter leur société.
Les statistiques montrent que les travailleurs s’habituent à leur condition de travail malgré le fait qu’ils y sont malheureux. Cela complique encore plus le processus de démission car ils ne sont plus motivés pour rechercher un autre environnement dans une nouvelle société plus sain qui pourrait améliorer leur condition et situation.

Plus grave que de fumer la cigarette

Des chercheurs de la Harvard Business School et de l’Université de Stanford aux USA ont recueilli des données de plus de 200 études et ont trouvé que le stress au travail pouvait être tout aussi dommageable que l’exposition à la fumée de cigarettes, comme par exemple le tabagisme passif.
La première cause de stress au travail est le risque de la perte d’emploi pour la plupart des travailleurs. Ainsi, environ 50 % de ces employés sont généralement plus sujets aux problèmes de santé, que leurs homologues. Pour ceux qui travaillent dans des métiers exigeants, il leurs est souvent demandé plus que ce qu’ils peuvent donner et cela augmente les chances de problèmes de santé graves de plus de 35 %.




Management par le bien-être

 

Parce qu’un salarié épanoui et bien à son poste en vaut deux !

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 Il faut survivre

Dans certains cas, les problèmes avec le chef sont seulement relationnels. Cependant, il existe des superviseurs tels que Miranda Priestly (de « Le diable s’habille en Prada ») dans la vraie vie.
Mais comment savez-vous si vous appartenez à la première catégorie ou la deuxième ?
Les mauvais patrons sont trop agressifs, narcissiques et parfois ils peuvent même être violents. On entend souvent ces personnes dire  « Nous avons toujours fait comme cela », ou « Vous devriez déjà être heureux d’avoir un emploi » et « Ici c’est carrément le bordel  total quand je ne suis pas là », sortir de leur bouche.
Compte tenu de la situation actuelle sur le marché du travail, ce n’est pas une décision simple de démissionner et de recommencer tout depuis le début.
Voici quelques stratégies simples qui vous aideront à survivre et gérer des crises professionnelles :
1. Créez une liste avec d’objectifs quotidiens et cochez dès que vous en avez réaliser un. Le sentiment d’avoir réaliser quelque chose aide à aller de l’avant.
2. Supprimez vos alertes e-mail et éteignez votre téléphone professionnel durant vos jours de congés. Ainsi vous pouvez recharger vos batteries plus vite.