CFTC MICHELIN

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jeudi 4 décembre 2014

Bibendum va supprimer près de 100 postes directs....

Bibendum va supprimer près de 100 postes directs et 400 de sous-traitants en fermant six plate-formes de logistique sur les huit qu’il compte en France. Une mesure d’économie, alors que le manufacturier souffre de volumes plus faibles qu’attendus.



Par petites touches, Michelin continue de faire des économies en France et en Europe. 

Mercredi, le manufacturier a annoncé à ses syndicats, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire, la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sur ses métiers de logistique. 

Dans le détail, le programme prévoit la suppression de six plate-formes logistiques sur les huit que compte le groupe dans l’Hexagone. Soit la suppression de 97 postes, ainsi que 400 postes de sous-traitants. Les centres de logistique, qui recueillent les productions issues des usines et les livrent aux clients (réseaux, franchisés...), seront à l’avenir regroupés sur deux centres principaux, l’un à Chantemerle, près de Clermont Ferrand, l’autre à Rouvignies, dans le département du Nord. 
 Michelin indique que l’ensemble des salariés sera accompagné via des offres de mobilité internes et externes.

Des volumes à la peine

D’autres restructurations pourraient être annoncées sur ce métier en Europe. Elles devront permettre de réorganiser un système de « supply-chain » jugé non adapté alors que le groupe gère plus de 5.000 références, bien plus que par le passé.
 Au global, Michelin compte économiser 10 % sur ses coûts logistiques d’ici 2017, selon les syndicats. 
Une austérité à l’image des difficultés que rencontre actuellement Bibendum.

 Le mois dernier, le groupe, qui tablait jusqu’alors sur une hausse de ses ventes de pneus de 3 % en 2014, vise désormais une performance « en ligne avec les marchés, à l’intérieur d’une fourchette de 1 % à 2 % pour l’ensemble de l’année ».
 L’Europe, où Michelin a perdu des parts de marché ces dernières années, notamment du fait d’une concurrence asiatique agressive sur les prix, est particulièrement touchée par la faiblesse du marché. 

En 2013, le groupe avait annoncé la fermeture d’un site de production français, à Joué-lès-Tours, soit 700 postes supprimés.

source : Les Echos